Laboratoire Arc Atlantique (LLCAA)


Historique du laboratoire de recherche LLC-Arc Atlantique

 
Composée essentiellement de membres relevant des sections 11 et 14 du CNU, l’unité de recherche LLCAA existe sous sa forme administrative actuelle depuis sa reconnaissance en 2007 par l’expertise de la Mission Scientifique, Technique et Professionnelle. Le LLCAA a été ensuite évalué par L’AERES en 2010 et reconduit pour le quinquennal 2011-2015.
 
L’unité de recherche LLCAA résulte du rapprochement et de la fusion progressive d’entités plus anciennes.
 
Au commencement était le Laboratoire de Recherche en Langues et Littératures Romanes, Etudes Basques, Espace Caraïbe (LR. LLREBEC, EA 1925), habilité en 1998 et lui-même héritier d’une forte et très ancienne tradition d’études hispaniques à Pau.
En vue de la contractualisation 2007-2010, la Jeune Equipe « Politique, Société et Discours du Domaine Anglophone » (PSDDA, JE 2399, reconnue dans le cadre du contrat 2003-2006) ainsi que le Groupe d'Etude et de Recherche en Psycholinguistique et Didactique(GEPED), composante de l'équipe "Linguistique Interlangue et Linguistique Anglaise" de l'Université de Paris VII et délocalisée à Pau en 2000 à la suite du départ à la retraite de sa fondatrice, sont venu se fondre dans l’actuelle structure pour donner naissance à une unité de recherche s'inscrivant dans une conception transdisciplinaire et optant pour des décloisonnements épistémologiques, historiques et géographiques.
Ce rapprochement, qui ne relève ni de la contingence ni de l'accommodement, reflète un souci de cohérence géographique, sociologique et scientifique et repose sur un choix stratégique qui s'est opéré en amont lors de la mise en place du LMD. En effet, au sein du Master "Discours et Représentations", qui adosse foncièrement et synergiquement l'enseignement à un potentiel-recherche local très impliqué, hispanistes et anglicistes développent des méthodologies communes d'approche sur la Langue, la Littérature, la Civilisation. Semblable engagement, qui croise en permanence les conceptualisations et les expérimentations des parties en présence constitue un socle dont l'éclectisme est à même de fonder cette union.
 
La dénomination choisie, "Laboratoire de Recherches en langues, Littératures et Civilisations de l'Arc Atlantique" (LLCAA), est en étroit rapport avec l'implantation géographique de L'Université de Pau et des Pays de l'Adour. Au carrefour de la France méridionale et aux confins de l'Aquitaine, l'Université de Pau essaime sur un large bassin qui entretient naturellement des rapports denses et indéfectibles avec la Péninsule Ibérique; cependant de par sa contiguïté avec la façade atlantique elle a perpétué une tradition d 'incessants échanges avec les îles britanniques, d'une part, et avec les Amériques, d'autre part, remontant à un passé plus ou moins lointain, le plus récent étant celui de Pau, ville anglaise tout au long du XIXe siècle, ainsi que des vagues béarnaises et basques d'émigration en direction du continent américain, du Nord comme du Sud, durant cette même période. Elle a, avec le temps, affiné ses partenariats, façonné une politique de relations inter-atlantiques dans cette zone de son ressort d'influence. Rassembler, dès lors, hispanistes et anglicistes qui jusqu'alors œuvraient séparément dans leur travaux d'approche de l'une des facettes linguistiques et culturelles de cet ensemble dévolu à notre établissement s'entend dans une démarche que nourrit le bien-fondé, l'efficacité et la productivité. Par ailleurs, la conjonction entre les deux rives de l'Atlantique se signalant par une efficience accrue, l'image de l'arc bandé émanant d'une réalité morphologico-géographique évidente, a été conçue dans toute la capacité de sa réversibilité et retenue comme vecteur infrangible d'échanges fructueux.
 
Pour ce qui est de la mise en place de cette nouvelle structure et de son fonctionnement interne qui doivent répondre à un objectif de rapprochement des enseignants-chercheurs issus des deux horizons linguistiques, c'est-à-dire à la mise en œuvre d'un programme de recherche commun débouchant sur des manifestations scientifiques communes, le tout, bien entendu, dans le cadre épistémologique du projet sur la base duquel ce Laboratoire a été habilité, il a été décidé d'organiser une manifestation scientifique annuelle susceptible de réunir la majorité des enseignants-chercheurs intégrant l'Arc Atlantique. Simultanément et parallèlement il a été convenu que chacun des deux sous-axes issus des anciennes structures de recherche puisse poursuivre des activités propres, pourvu qu'elles s'inscrivent dans le projet global arrêté en vue de l'habilitation. Ces contributions plus resserrées sur l'un ou l'autre domaine de spécialité garantissent ainsi à chacun le maintien d'une identité scientifique propre à côté des rencontres plus générales. Conditionné de toute façon par le projet global soumis au Ministère, ce volet spécifique s'inscrit naturellement dans la cohérence de l'ensemble. Conscients qu'une fusion ne peut que s'opérer que progressivement et que par paliers, ce double fonctionnement, en apparence antinomique, contradictoire, n'est en rien inconséquent qui parie sur le rapprochement effectif par le biais de l'attraction de l'altérité dans sa capacité à mobiliser, à stimuler la curiosité et à faire partager. Le cadre institutionnel et scientifique se prête, assurément, à de tels mouvements.